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Felix Edouard Vallotton Bio Francais

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Felix Edouard Vallotton




 
Nationality: Swiss
• Roles: Artist, Printmaker, Painter.
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  Felix Edouard Vallotton

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Peintre, dessinateur, écrivain et graveur.

Quelques eaux-fortes et pointes sèches jusqu'en 1893, environ cinquante lithographies de 1892 à 1902, zinco-graphies, plus de deux cents gravures sur bois de l891à 1915 Né à Lausanne dans un milieu protestant et conservateur, Vallptton quitte sa famille à dix-sept ans pour apprendre le métier de peintre à Paris (il sera naturalisé français en 1900). Cet apprentissage, il le fait à l'académie Julian à partir de 1882 où il se lie avec Toulouse-Lautrec et Maurin. Après quelques années difficiles, pendant lesquelles il copie assidûment les maîtres du Louvre et exécute pour vivre quelques gravures d'interprétation (d'après Rembrandt, Millet, de Boissieu, etc.), entraîné par Vuillard et Cottet, il se mêle au groupe des nabis (on le surnomme le « nabi étranger »), et expose avec eux pour la première fois en 1893 chez Le Barc de Boutteville. Dès lors, il fréquente le milieu de La Revue blanche, dont il sera l'un des principaux collaborateurs entre 1894 et 1901, se sentant très proche des anarchistes comme beaucoup de ses amis peintres de La Revue blanche (Maurin, Ibels).

Avant 1892, ses gravures sont peu importantes : un Autoportrait (1889), Enfant au béret (1889, pointe sèche) et un Torse de femme nue (1891), ses dernières eaux-fortes datant de 1893 : Douze vues de Paris.

Avec la lithographie, abordée en 1892 pour l'éditeur Joly par les seize portraits-charges d'Immortels passés, présents et futurs, l'artiste prend confiance en lui et donne une première dimension à ce thème du portrait tant de fois repris par la suite. La lithographie, il ne la délaissera pas pendant dix ans, bien que déjà il ait commencé à graver sur bois vers 1891. Il exécute notamment plusieurs affiches : Le Plan commode de Paris (1892, imp. Monrocq), A la pé... lapé... la pépinière (lithographie en couleurs, 1893, imprimée par Ancourt), une affiche pour Le Quotidien illustré (1895), une autre pour L'Art nouveau de Bing (1896), et une série de programmes (pour Le Père de Strindberg au théâtre de l'Œuvre en 1894), ou de travaux de publicité. Quelques lithographies seront publiées dans certains des journaux auxquels il collabore ; dans L'Escarmouche en 1893 : Les Raseurs où il utilise la technique du « crachis » comme le fait parallèlement Toulouse-Lautrec, et Dernière Nouveauté pour deuil; enfin pour la fameuse Assiette au beurre (numéro du 1er mars 1902), il exécute vingt-trois lithographies en couleurs sur le thème des Crimes et Châtiments, dénonçant une fois encore les injustices et les brutalités policières.

Mais le talent de Vallotton s'est surtout manifesté dans ses gravures sur bois, qui déjà de son vivant lui ont apporté un immense succès. C'est véritablement là qu'il est un novateur, et qu'il marquera toute une génération d'artistes, depuis Maillol, Beardsley, Kandinsky, Munch, jusqu'à Vlaminck. Son premier biographe Meier-Graefe notait déjà en 1898 l'importance de cette œuvre gravée sur bois : « Vallotton a tant fait pour la gravure sur bois qu'il pourrait de gaieté de cœur renoncer à l'ambition de compter aussi comme peintre [...]. Pour cela, dans une large mesure, il n'a pas besoin d'exécuter de toiles. Car plus pittoresques que ces tableaux, plus riches en couleurs que les œuvres de bien des "peintres", apparaissent ces bois en noir et blanc. »

Vallotton s'est initié à la xylographie auprès de ses amis graveurs Jasinski et Maurin, mais il était aussi fortement influencé par les xylographies du XVIe siècle et par les estampes japonaises, dont comme tant d'autres à l'époque, il faisait collection.

Ses gravures sur bois ont trois thèmes principaux : les portraits, les paysages, « les scènes de la vie moderne ». Après les premiers portraits lithographies de 1892, Vallotton abandonne définitivement la charge, et fait paraitre de nombreux portraits idéalisés d'hommes et de femmes qu'il n'a parfois jamais rencontrés (il utilise pour cela la photographie), mais qui font preuve de « l'expression la plus riche et la plus concise » (Meier-Graefe). Ce sont notamment Edgar Poe, Ibsen, Wagner, Schumann, Berlioz, Romain Coolus, Zola, Rimbaud, Louise Michel, Séverine, Yvette Guilbert, Clemenceau... certains ont paru dans La Revue blanche, entre 1895 et 1901, d'autres dans The Chap Book, d'autres ont illustré Le Livre des masques de Rémy de Gourmont ( 1896), et d'autres la première page du Cri de Paris à partir de 1897.

Les paysages sont nombreux dans l'œuvre gravé sur bois de Vallotton, tout comme dans sa peinture. Élevé en Suisse, il n'est pas étonnant qu'il réalise en 1892 une série de sept xylographies représentant les sommets de ce pays dont La Jungfrau et Le Mont Rose ; le dessin simplifié, la mise en pages, les grands a-plats blancs et noirs, sans demi-teinte, dénotent une aisance tout à fait nouvelle, que l'on retrouve encore dans Le Beau Soir (1892) ou La Mer (1893), avec une influence certaine des bois japonais.

L'admiration de Vallotton pour les graveurs japonais se ressent aussi dans le choix des scènes de la vie moderne. Ce sont d'abord, entre 1892 et 1896, de nombreuses scènes de rue dont certaines sont publiées dans Les Rassemblements (1892), Vues de Paris (1893) ou Paris-Intense (1894) : Le Coup de vent, L'Averse, Le Joyeux Quartier latin, Les Chanteurs, Le Monôme, Les Nécrophores. La priorité est toujours donnée à la silhouette humaine sur le décor, seulement planté par quelques accessoires. Puis viennent une série de bois exprimant ses sentiments de révolte contre l'injustice et l'arbitraire : La Rixe (1892), L'Anarchiste (1892), La Manifestation (publié dans L'Estampe originale en 1893), L'Exécution, annonçant les dessins qu'il donnera au Cri de Paris en 1897 pour soutenir les dreyfusards, et même les six bois exécutés en 1915, intitulés C'est la guerre.

Peu à peu, les scènes d'intérieur deviennent de plus en plus nombreuses. Le Bain (planche publiée par L'Estampe originale, en 1894), Le Confiant (1895), La Paresse (1896), Le Poker (1896), La Symphonie (1897, dans Germinal), et enfin l'admirable série de dix bois, Intimités, publiée en album spécial dans La Revue blanche en 1898 (tirée à trente exemplaires), dans laquelle Vallotton décrit, non sans humour, les « jeux de l'amour » ; parmi les planches, citons : Le Mensonge, Le Triomphe, L'Argent, L'Irréparable, Apprêts de visite, etc.

A partir de 1898, Vallotton se tourne davantage vers la peinture et ne grave plus beaucoup : signalons encore les six bois sur L'Exposition universelle (1901), publiés par la revue berlinoise Die Insel, parmi lesquels La Vitrine de Lalique, Le Feu d'artifice, et en 1915-1916 une série de six bois C'est la guerre.

Vallotton qui a écrit avant 1900 de nombreuses chroniques d'art pour La Gazette de Lausanne et qui est l'auteur de trois romans (dont La Vie meurtrière, illustré de sept bois vers 1907-1908) et de quelques pièces de théâtre, ne pouvait pas faire autrement que d'illustrer les livres de ses amis écrivains gravitant autour de La Revue blanche : Le Livre des masques de Rémy de Gpurmont (1896 et 1898), Les Contes de Pantruche de Tristan Bernard, De Mazas à Jérusalem de Zo d'Axa (1895), et de Jules Renard : La Maîtresse (1896), Poil de Carotte (1902).

Bibliography:

Bailly-Herzberg « Dictionnaire De L'estampe En France 1830 – 1950 » Paris, 1985.
Meier-Graefe J., Félix Vallotton, Paris-Berlin, 1898.
Hahnloser Bûhler H., Félix Vallotton I, Der Graphiker, Zurich, 1927.
Vallotton M., Goerg Ch., Félix Vallotton : catalogue raisonné de l'œuvre gravé et lithographie, Genève, 1972.
Ashley Saint-James, Vallotton graveur, Paris, 1979.



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