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Jean Veber

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| • Nationality: French |
| • Roles: Artist, Caricaturist, Printmaker. |
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Peintre, caricaturiste et lithographe. Deux cent dix-neuf lithographies.
Ce n'est pas grâce à la peinture - et pourtant il fut principalement un peintre, titre auquel il tenait beaucoup - que Jean Veber est connu. C'est par les illustrations qu'il fait paraître en premier lieu dans le Gil Blas, où son frère Pierre était alors chroniqueur, puis au Journal où la collaboration des deux frères continue. Mais c'est dans la lithographie qu'il va se faire une place de choix sachant en utiliser toutes les ressources.
Il débute dans l'art lithographique en 1893, en composant pour la partition de Thaïs quatre planches en couleurs commandées par Hengel ; elles sont suivies en 1894 de deux couvertures de livres : Mimes de Marcel Schwob et Une passade de Pierre Veber, en 1896, d'un frontispice et de deux illustrations de poésies pour une édition des Fleurs du mal jamais parue. Il nous faut également mentionner dans le domaine de l'illustration une série de portraits d'écrivains, commencée en 1898 pour la revue L'Ermitage, à raison d'un portrait par numéro. Ainsi trouve-t-on René Boylesve, Paul Fort, Vielé-Griffin, Francis Jammes.
Mais ce sont surtout dans ses planches séparées qu'apparais-sent des thèmes personnels et variés. Ainsi ses culs-de-jatte le rendent célèbre dès 1896, car il faut bien dire qu'il a un faible pour les malchanceux et déshérités ; il a souvent représenté des personnages burlesques au travers desquels se révèle son humour satirique à tendance macabre. Il sait également, avec une certaine tolérance, observer les vices de ses semblables dans des petites scènes villageoises où transparaissent les joies de la famille : Les Trois Bons Amis, Le Pochard dans la rue, Le Retour au logis, La Correction conjugale. Parmi ses meilleures planches, on voit en 1910, La Fortune poursuivie, La Dispute au village, Les Joueurs de bouchon. Luna Park. Il ne dédaigne pas non plus l'estampe de commande comme La Fortune (une corne d'abondance), un menu pour le ministère des Finances dédicacé à son ami Gaston de Latenay.
Mais des sujets autrement graves - la politique, puis la guerre - vont absorber de plus en plus Veber. C'est avec La Boucherie (1899) que la satire est remplacée par la politique, une politique où s'impose l'idée de revanche (le tableau de La Boucherie - Bismarck y figure en tablier de boucher - avait été retiré du Salon de 1897, tant on craignait les incidents diplomatiques). Suivra Le Hochet de la république, en 1904, première lithographie tirée par Veber sur la presse qu'il vient d'acquérir, ce qu'il désirait depuis longtemps. Ce Hochet est une pièce capitale où souffle l'indignation du pamphlétaire ; cette indignation on la voit encore dans Le Crime passionnel, La Discussion politique. En 1908, paraissent ses deux plus célèbres lithographies politiques : Vision d'Allemagne et Clemenceau. C'est aussi à cette époque qu'il fait une Jeanne d'Arc à cheval, brandissant un drapeau tricolore. Enfin, Veber s'engage comme soldat - et pourtant il a cinquante ans ! - et lithographie la Grande Guerre : Aux armes (1914), Le Kaiser à son balcon, Le 8 août, en Belgique, ils ont fusillé une jeune fille, Les Atrocités boches, etc.
Il devait mourir, après avoir été gazé, victime de son héroïsme.
Bibliography:
Bailly-Herzberg « Dictionnaire De L'estampe En France 1830 – 1950 » Paris, 1985.
Lacroix L., Veber P., L'Œuvre lithographie de Jean Veber, Paris, 1931.
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