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Pierre-Georges Jeanniot

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Peintre, aquarelliste et graveur. Eaux-fortes, pointes sèches, vernis mous, aquatintes, monotypes, bois, lithographies.
Sa première eau-forte, Madame Jeanniot à sa fenêtre, date de 1877. Dès lors, « graveur abondant mais irrégulier », il donnera jusqu'en 1925 de nombreuses planches : soldats blessés (guerre de 1870), scènes de tribunal, sujets féminins, portraits de Manet (1882), d'Edmond Cousturier (1890), paysages, Les Maquignons, La Robe japonaise ( 1900), Le Polo sur la plage (1905), Les Pendus (atrocités de la Première Guerre mondiale), Incertitude (1925), etc.
Il aborde simultanément le bois et la lithographie en 1892, et exécute, jusqu'en 1905, environ huit bois; en revanche, la lithographie l'attirera plus longtemps (jusqu'en 1925), et plus souvent. Durant la Première Guerre mondiale, il exécute une série de grandes planches dont : Le Jus, Le Vaguemestre aux tranchées et une autre série sur les Atrocités. Peut-être est-ce là qu'il faut chercher ses meilleures estampes. Ses contemporains, Manet, Pissarro et Degas en particulier, l'estimaient beaucoup ; il avait rencontré ce dernier en 1881 chez le comte Lepic, le théoricien de « l'eau-forte mobile », c'est-à-dire le monotype. Non seulement il le pratique pour lui-même (Le Boucher), mais il se pourrait que Degas et lui se soient mutuellement aidés dans cette technique puisque c'est en 1890 au cours d'un séjour chez les Jeanniot à Dienay (Côte-d'Or) que Degas exécute ses premiers monotypes (paysages) en couleurs.
Son œuvre d'illustrateur, depuis les revues comme La Vie moderne (1879), Le Journal amusant, La Revue illustrée, Le Rire, La Vie parisienne, en passant par le livre : Adolphe (Benjamin Constant, 1907), Les Liaisons dangereuses (Choderlos de Laclos, 1914), Les dieux ont soif (Anatole France, 1925), Germinie Le Certeux (Concourt), Tartarin de Tarascon(Daudet), Les Misérables (V. Hugo), constitue la part la plus active de sa vie avec, là aussi, quelques réussites. Comme on le voit, il est vrai que Jeanniot, tant par ses amitiés dans le milieu impressionniste que par la diversité de son oeuvre, mérite l'étude approfondie que son ami Clément-Janin n'a pu écrire.
Bibliography:
Bailly-Herzberg « Dictionnaire De L'estampe En France 1830 – 1950 » Paris, 1985.
IF.F., après 1800, vol. XI, I960.
Melot M., L'Estampe impressionniste, Paris, B.N., 1974.
Monneret S., L'Impressionnisme et son époque, vol. I, Paris, 1978.
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